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Mon chien éternue tout le temps… je m’inquiète ou pas ?

Publié le 9 décembre 2025·
Mon chien éternue tout le temps… je m’inquiète ou pas ?

On connaît tous ce petit “atchoum” qui nous fait sourire. Un chien qui éternue de temps en temps, ce n’est rien de dramatique. Mais quand ça devient plus fréquent, qu’il éternue en série, qu’il secoue la tête, qu’il renifle sans arrêt… le doute s’installe vite : est-ce que c’est juste une poussière qui passe, une allergie, ou le signe de quelque chose de plus sérieux ?

Les éternuements, à la base, sont un simple réflexe de protection : le nez se défend, expulse ce qui le dérange (poussière, pollen, odeur irritante, petit débris…). Le problème, c’est quand ce réflexe se répète trop souvent, trop longtemps, ou s’accompagne d’autres signes qui, eux, ne sont pas normaux.

L’idée n’est pas de paniquer au premier “atchoum”, mais de savoir quand on peut relativiser… et quand il vaut mieux se rapprocher de son vétérinaire.


Quand les éternuements restent “dans la logique des choses”

Dans beaucoup de cas, les éternuements sont passagers et sans gravité.

Il suffit parfois que votre chien ait mis sa truffe là où il ne fallait pas : dans un coin poussiéreux, au ras des herbes hautes, au milieu de feuilles sèches ou près d’un produit parfumé. Les particules irritent un peu les voies nasales, et le corps répond par une petite série d’éternuements pour tout dégager. Puis tout rentre dans l’ordre.

Certains chiens éternuent aussi davantage à certaines périodes de l’année : au printemps ou en été, quand les pollens sont partout, ou en automne dans les maisons moins aérées. Un chien un peu sensible peut alors éternuer plus souvent, sans forcément être “malade” pour autant. On voit parfois en parallèle des yeux qui rougissent ou qui coulent légèrement, ou des petites démangeaisons.

Et puis il y a ces chiens qui éternuent… de joie. En plein jeu, en retrouvant quelqu’un qu’ils aiment, en plein moment d’excitation, ils lâchent une petite rafale d’éternuements. C’est un réflexe, une manière pour leur corps de “décharger” la tension. Tant que le chien est gai, détendu, qu’il respire normalement après, ce n’est pas inquiétant.

Dans toutes ces situations, quelques gestes simples peuvent aider : aérer régulièrement, éviter les fumées et les sprays trop forts, nettoyer les tapis et coussins, rincer les pattes et parfois le museau après les balades quand le chien est très allergique… Souvent, cela suffit à calmer le jeu.


Quand les éternuements deviennent un vrai signal d’alerte

La situation change quand les éternuements s’installent dans la durée, deviennent très fréquents, violents, ou s’accompagnent d’autres signes.

Une infection des voies respiratoires, par exemple, ne se manifeste pas seulement par des “atchoums” répétés. On voit souvent apparaître un écoulement nasal plus épais, parfois jaunâtre ou verdâtre, une toux, une fatigue inhabituelle, un chien qui joue moins, mange moins, respire moins bien. Là, on n’est plus dans la simple poussière de passage : une visite chez le vétérinaire s’impose pour vérifier ce qui se passe et mettre en place un traitement adapté.

Autre situation : le corps étranger. Un brin d’herbe, un petit morceau de plante, un épillet… chez un chien qui renifle partout, ça arrive plus vite qu’on ne le croit. L’animal se met alors à éternuer de façon brusque, répétée, parfois en secouant la tête ou en frottant sa truffe sur le sol ou avec ses pattes. Tant que l’objet reste coincé, l’irritation continue, et l’éternuement aussi. Là encore, seul un vétérinaire peut vérifier l’intérieur des cavités nasales et retirer ce qui gêne.

On pense moins souvent aux dents, et pourtant : une infection au niveau des racines des dents du haut peut remonter vers les sinus et provoquer des éternuements. Une mauvaise haleine persistante, une gencive gonflée, un chien qui hésite à croquer… sont autant de petits signaux à ne pas ignorer.

Enfin, chez certains chiens plus âgés, des éternuements persistants associés à des saignements de nez peuvent révéler un problème plus sérieux au niveau des fosses nasales. Ce n’est pas le cas le plus fréquent, heureusement, mais c’est précisément pour cela qu’il ne faut pas laisser traîner ce type de symptômes.


Ce drôle de phénomène qu’on appelle “reverse sneezing”

Beaucoup de propriétaires de chiens le découvrent un jour avec effroi : tout à coup, leur chien se fige, se met à respirer très fort par le nez, la tête un peu tendue vers l’avant ou l’arrière, en produisant un bruit impressionnant… comme s’il étouffait. On pense tout de suite à une grosse détresse, alors qu’il s’agit souvent de ce qu’on appelle le “reverse sneezing”, ou éternuement inversé.

Contrairement à l’éternuement classique, où l’air sort bruyamment, ici il est inspiré très fortement. La crise dure quelques secondes à une minute, puis tout s’arrête et le chien redevient normal, comme si de rien n’était.

C’est impressionnant à voir, mais dans la majorité des cas, ce n’est pas dangereux. On peut aider le chien en le rassurant calmement, en lui massant doucement la gorge, en le laissant reprendre peu à peu un rythme respiratoire normal. Si les épisodes deviennent très fréquents, longs ou s’accompagnent d’autres signes (malaises, toux, fatigue…), il est sage d’en parler à votre vétérinaire.


Quand décider de consulter ?

En résumé, un chien qui éternue de temps en temps, dans un contexte clair (poussière, herbe, excitation, parfum trop fort), sans autre signe à côté, ne nécessite généralement pas de consultation en urgence.

En revanche, il est important de prendre rendez-vous chez le vétérinaire si vous remarquez :

  • des éternuements très fréquents ou qui durent depuis plusieurs jours ;
  • un écoulement nasal épais, coloré, ou contenant du sang ;
  • des difficultés à respirer, une respiration bruyante, sifflante ;
  • une baisse d’appétit, une fatigue marquée, un chien “pas comme d’habitude”.

Vous connaissez mieux que personne le comportement quotidien de votre compagnon. Si quelque chose vous semble franchement inhabituel, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel plutôt que de laisser le doute s’installer.


Ce que vous pouvez faire au quotidien

Sans chercher à “jouer au vétérinaire”, vous pouvez quand même adopter quelques réflexes doux pour aider un chien qui éternue un peu plus que d’ordinaire.

Essuyer délicatement son museau avec un linge propre et doux pour enlever les petites saletés visibles, le laisser respirer un air plus frais en ouvrant une fenêtre ou en sortant quelques minutes à l’extérieur, limiter les produits irritants dans la maison (sprays, encens, vapeurs fortes), garder un environnement propre sans poussière excessive.

Et surtout, observez-le : la manière dont il mange, joue, dort, cherche votre contact… c’est souvent là que se cachent les meilleures informations sur son état général.

Les éternuements sont parfois juste un petit contretemps, un réflexe de protection banal. Mais ils peuvent aussi être la première façon qu’a votre chien de vous dire : “quelque chose me gêne”. Votre rôle, ce n’est pas de tout diagnostiquer tout seul, c’est de rester attentif… et de ne pas hésiter à vous faire épauler par votre vétérinaire quand le fameux “atchoum” commence à vous sembler de trop.

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#bien être#chien#comportement