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Comment occuper un chien qui s’ennuie : nos astuces pour des journées remplies de bonheur

Publié le 10 décembre 2025·
Comment occuper un chien qui s’ennuie : nos astuces pour des journées remplies de bonheur

Quand la journée commence sans vous

Imagine la scène : vous attrapez vos clés, enfilez vos chaussures, un dernier regard à votre chien… et la porte se referme. Pour vous, la journée démarre. Pour lui, elle devient surtout une longue attente.

Un peu d’ennui n’a rien de dramatique. Mais quand il s’installe vraiment, il peut vite se transformer en bêtises : coussins éventrés, aboiements qui s’enchaînent, jardin labouré, léchages compulsifs, stress à votre retour… Ce n’est pas de la “méchanceté”, c’est souvent juste un chien qui ne sait plus quoi faire de lui-même.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plein de façons simples de l’aider à mieux vivre vos absences et à remplir ses journées autrement qu’en regardant la porte d’entrée.


Des jeux qui l’occupent… et qui le font réfléchir

Un chien n’a pas seulement besoin de courir : il a aussi besoin de réfléchir, de chercher, de comprendre. C’est là que les jeux dits “interactifs” deviennent de vrais alliés.

On peut, par exemple, lui proposer un jouet qui libère quelques croquettes lorsqu’il le fait rouler ou le bouscule. Ou un puzzle où il doit pousser, soulever, faire coulisser de petites pièces pour accéder à une friandise. Un simple tapis de fouille, dans lequel vous cachez sa ration ou quelques morceaux de nourriture, peut déjà l’occuper un bon moment.

Ce type d’activité lui demande de se concentrer, de tester des choses, de persévérer. Il ne fait pas que “manger”, il travaille pour obtenir sa récompense. Et pour un chien, c’est extrêmement satisfaisant.

L’idéal est de varier : un jour un tapis de fouille, un autre jour une balle distributrice, un autre un petit puzzle. Le but n’est pas de saturer la maison de jouets, mais de garder un peu de nouveauté pour entretenir son intérêt. Et chaque fois qu’il réussit, un mot doux, un sourire, un petit compliment… c’est du bonus pour son moral.


Faire des promenades un vrai rendez-vous de découverte

Pour beaucoup de chiens, la balade se résume à “faire ses besoins” et rentrer. C’est dommage, parce que pour eux, marcher dehors, c’est beaucoup plus que ça.

Changer régulièrement d’itinéraire, par exemple, suffit déjà à rendre les sorties plus riches : un nouveau trottoir, un autre parc, un chemin de forêt, un village différent… Les odeurs changent, les sons aussi, les rencontres potentielles également.

Lui laisser le temps de renifler vraiment ce qui l’intéresse est tout aussi important. Pour un chien, sentir est une façon de “lire le monde”. Ce qui nous semble être une simple touffe d’herbe est, pour lui, un roman en plusieurs chapitres.

Vous pouvez également profiter de ces moments pour glisser quelques petits exercices : un “assis” au passage piéton, un “reste” avant de traverser, un rappel récompensé au parc, un détour sur un banc ou un tronc d’arbre pour travailler l’équilibre. Ce n’est pas de l’école stricte, c’est du jeu, de la complicité… et une belle fatigue mentale à la clé.

Et quand l’occasion se présente, croiser d’autres chiens dans un endroit calme et sécurisé, apprendre à les saluer correctement ou à les ignorer sans s’énerver, fait partie de ces petites choses qui enrichissent énormément ses journées.


Apprendre ensemble, même dix minutes par jour

Beaucoup de chiens adorent apprendre. Pas seulement les “grands tours” impressionnants, mais aussi de petites choses du quotidien qui leur donnent une place claire dans la maison.

On peut, par exemple, lui apprendre à aller sur un tapis quand on le lui demande, à attendre calmement avant de manger, à rapporter un jouet précis parmi d’autres, à faire un tour sur lui-même, à contourner une chaise, à faire le tour de la table et revenir. Avec un peu d’imagination, le salon se transforme vite en mini parcours d’agilité improvisé.

Ces moments n’ont pas besoin d’être longs : cinq à dix minutes concentrées suffisent largement. Ce qui compte, c’est la qualité de l’échange : une consigne compréhensible, un effort de sa part, une récompense (friandise, jouet, caresse, voix enjouée), puis une pause.

À force de succès, même petits, votre chien gagne en confiance. Il se sent utile, “capable”, écouté. Et de votre côté, vous apprenez à mieux lire ses réactions, à ajuster votre manière de lui parler, à vous comprendre davantage.


L’occuper avec ce qu’il fait de mieux : sentir

Si on devait choisir un seul “super pouvoir” chez le chien, ce serait son flair. Autant s’en servir pour combattre l’ennui.

Dans la maison ou dans le jardin, on peut cacher quelques friandises à différents endroits et le laisser partir en exploration. Au début, on reste simple : une friandise posée bien en vue sur une chaise, sur un tapis, derrière un pied de table. Puis on complique doucement : sous un coussin, dans un carton ouvert, derrière une porte entrouverte.

On peut aussi inventer des petits jeux très simples : poser trois bols au sol, glisser une friandise sous l’un d’eux, mélanger un peu et l’inviter à trouver le bon. Ou utiliser un vieux plaid, y froisser quelques croquettes avant de le laisser fouiller.

Ces activités, qui paraissent modestes, épuisent souvent bien davantage que dix minutes de course folle. Chercher, renifler, analyser, se concentrer… tout cela occupe son cerveau et le laisse satisfait, apaisé.


Ce qui compte le plus pour lui : vous

On peut acheter tous les jouets du monde, rien ne remplacera jamais les moments passés avec vous. Pour votre chien, vous êtes le centre de son univers.

Cela ne veut pas dire qu’il faut passer des heures à jouer en permanence. Mais quelques instants de vraie présence, même courts, changent tout : une séance de câlins sur le canapé, un petit massage après la promenade, un jeu de cache-cache dans la maison, un moment où vous lui parlez vraiment, sans écran ni distraction.

Parfois, simplement être dans la même pièce, calmement, en le laissant se poser près de vous, lui permet de recharger ses batteries émotionnelles. Il n’a pas toujours besoin d’être sollicité. Il a surtout besoin de sentir qu’il compte, qu’il a une place, qu’il fait partie de votre quotidien.


Remplir sa journée, c’est aussi prendre soin de votre lien

Occuper un chien qui s’ennuie, ce n’est pas “l’épuiser pour avoir la paix”. C’est répondre à ce qui fait de lui un chien : le besoin de bouger, de sentir, de réfléchir, d’apprendre, d’être avec les siens.

Jeux de réflexion, promenades plus riches, petits apprentissages, activités de flair, moments de douceur… chaque parent de chien peut piocher ce qui lui convient, en fonction du temps disponible, de l’âge et du tempérament de son compagnon.

En observant ce qui lui plaît le plus et en variant les plaisirs, vous verrez peu à peu votre chien changer : plus posé, plus serein, plus épanoui. Et au passage, vous découvrirez que, vous aussi, vous y gagnez beaucoup : une relation plus profonde, plus fluide, avec ce compagnon qui partage votre vie.

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#bonnes pratiques#chien#comportement#éducation